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                     SAINT JULIEN LE PETIT . . . . . . Historique

 

EN PASSANT PAR SAINT JULIEN LE PETIT

 

Si les vieilles pierres de notre commune pouvaient parler,elles nous raconteraient qu'en des temps bien reculés,

St Julien le Petit vit passer sur ses terres les acteurs du Moyen-Age dont il nous reste pour souvenir les

illustrations colorées sur les pages jaunies d'un livre d'histoire.

 

Et pourtant, les vestiges de cette période, la plus longue de notre histoire de France, sont encore bien présent

chez nous, même si quelques traces sont aujourd'hui ensevelies sous l'épaisseur de l'oubli, dissimulés dans

l'épais taillis, à quelques centimètres sous nos pas.

 

Pour qui veut faire le voyage dans le temps, trois sites sont particulièrement suggestifs :

 

- l'église

 

- les ruines ensevelies du Château de Rochain

 

- la colline Sainte Geneviève

 

 

L'église dont le clocher reste désormais désespérément muet, si ce n'est pour les enterrements et quelques rares

mariages et baptèmes, a été construite en style roman au XIIème siècle (en 1150 plus précisément). Elle fut dédiée

à St Julien de Brioude et dépendait de l'Archiprêtre d'Aubusson. Ainsi pouvons-nous deviner aisément l'origine

du nom de notre bourg. Même si elle subit plusieurs réparations, d'abord en style gothique au XVème siècle puis

au XVIIIéme siècle avec les matérieux provenant de la destruction de la chapelle du Mont-Larron, même si elle

fut donnée (acte de donation du Roi Dagobert en 636), puis vendue et revendue pendant la révolution elle

reste néanmoins le témoin intact de notre passé.

 

       

 

 
 

Du château de Rochain il ne reste même plus les ruines : seules, une motte, quelques pierres qui

étaient jadis cellles d'une muraille, la base d'une tour ronde couronnée d'arbres, suscitant la curiosité.

Pour en savoir plus il faut avoir recours à l'étude fastidieuse des archives ou alors aux témoignages écrits

ou parlés des rares personnes ayant fait des recherches sur le site. Cependant, le peu que nous pouvons en

savoir n'est pas décevant ; ainsi pouvons-nous apprendre l'existence d'une dynastie de seigneurs très puissant :

la famille des seigneurs de Larrons sur laquelle s'appuieront les rois pour asseoir leur autorité dans cette région

reculée du Limousin. Certains noms ont leur place dans l'histoire régionale bien qu'il en soit rarement fait mention,

tels Roger I le fondateur ou Jourdain de Larron, sans doute le plus illustre puisqu'il fut évêque de Limoges.

En dehors des évènements politiques auxquels on peut rattacher des seigneurs de Larron, demeure une légende

qui a traversé les âges par troubadours et conteurs interposés.

 

 

La légende de Sainte Geneviève a son site au sommet d'une colline que l'on aperçoit du bourg, de l'autre côté

de la Maulde qui coule dans le vallon. La raconter en quelques lignes serait lui enlever sa magie. Aussi invitons-nous

le lecteur qui ignorerait cette histoire à demander aux gens de chez nous comment Geneviève (dont l'époux était

parti aux croisades) fut victime d'un intendant félon mais sauvée par un fidèle et vieux serviteur.

Le conteur accasionnel vous indiquera même l'endroit où se trouvent des pierres tombales vérifiant

le dénouement. La colline Ste Geneviève est par ailleurs devenue un lieu de pélerinage.

 

             

 

 

 

 

Depuis la Révolution, ils se sont succédés . . .